Mercredi 20, midi !
Coucou à vous tous,
Je crois que cette newsletter va être courte parce que j'arrive juste dans un lit après une nuit complète derrière Patrick et nous sommes épuisés ! Et lui aussi, malheureusement Mais quand même vous dire que l'événement du jour (ou plutôt de la nuit) s'est déroulé exactement à 22h21, hier soir, quelque part sur une route de campagne entre les « time stations » 42 et 43. La lumière rasante des phares éclairait le bitume chaud d'une nuit tout aussi chaude d'ailleurs, Patrick était reparti vers 19h15 et roulait à bonne allure vers l'étape suivante, mais déjà un peu fatigué. La route vallonnée offrait un relief de « bumps » assez « casse pattes » dois-je préciser (on monte, on descend, on monte, on descend). C'est d'ailleurs dans une descente marquée permettant d'avoisiner les 35 m.p.h., que les deux flashs sont apparus comme un éclair sournois qui viendrait fendre un arbre innocent, deux petits flashs subitement éblouis par la luminosité des diodes de notre van. Et c'est alors qu'il a jailli ! Sautant du fossé gauche et se précipitant sur la route, ce petit rongeur dénommé ici « Racoon », reconnaissable entre tous par sa queue rayée grise et noire, a décidé de franchir (sans doute illégalement au vu de sa vitesse de pointe !) le cap de l'immigration clandestine d'un champ à un autre, en jouant par ailleurs avec sa vie et celle de notre coureur ! Car, à peine ai-je eu le temps de crier dans l'oreillette de Patrick avec mon talkie-walkie « attention ! », que déjà l'animal se jetait sous les roues du vélo. Dans un réflexe inouï, notre bonhomme, encore vaillant, a juste eu le temps de donner un coup de guidon pour éviter d'un micro-cheveux (imaginez un peu ! Déjà qu'un cheveux, c'est pas large !) le fieffé coquin de castor déguisé pour l'occasion en Racoon. Bref, il suffisait d'en parler hier en vous dressant la liste des dangers possibles (et j'avais oublié celui-là me semble-t-il !), pour que la RAAM ne se termine cette nuit Inutile de vous dire le « ouf » de soulagement que nous avons poussé dans le van, onomatopée de circonstance qui donnait à peu près ça : « OOOOOUUUUUUUUFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF ! » Bref, tout est bien qui finit bien pour cette aventure-là. Pour ce qui est des performances de Patrick par contre, la nuit a été terrible. Deux pauses de 1h n'ont pas suffi à lui donner l'élan nécessaire pour recoller à ses adversaires, et c'est épuisé qu'il est arrivé tout à l'heure à 10h30 à la « time station » 46 où Rob lui a de nouveau fait une I.V. pendant son repas. Il est reparti vers 11h45 avec l'équipe de jour, ici Fredo, Anne-cé, les enfants et Vivi, pour tenter de garder l'allure. Il lui reste exactement 537 miles à couvrir pour rallier l'arrivée avant vendredi 17h, pour un temps restant d'environ 53 heures ! Affaire relativement faisable pour lui en plaine ! Sauf qu'il a devant lui 5 étapes de montagnes Suspens (et boulle de gomme disait-on enfant !) pour cette fin de course palpitante Alors restez à l'écoute (ou plutôt à la lecture) des newsletters de Marie-Simone (c'est le surnom que m'a donné Thierry cette nuit ! Allez comprendre ?!) qui, si vous faites un don (mais c'est du chantage !), ne manquera pas de vous raconter la suite des aventures de Patrick Autissier au pays du Far West !
Bon là je file au lit, du moins sous les draps !
La bise à tous !
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